Fil d'Ariane

Thales, des bonnes nouvelles en rafale

Thales, des bonnes nouvelles en rafale

Le groupe Thalès vient d’inaugurer à Châtellerault son centre d’excellence dédié à la maintenance des équipements optiques des avions de combat. Une unité de pointe qui emploie 70 techniciens experts. Et ce n’est pas fini...


Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour Thalès. Le groupe d’aéronautique français vient d’inaugurer sur le site de la Brelandière à Châtellerault son nouveau centre d’excellence de maintenance des équipements optroniques et aéroportés des avions de combat Rafale.

Si le montant des investissements reste confidentiel, on devine qu’il est à la hauteur des enjeux… Le bâtiment de 4000m2 entièrement réhabilité -dont 750m2 de salles blanches qui ne supportent aucune poussière- abrite des technologies de pointe et classées secret défense. « Les équipements qui passent entrent les mains de nos techniciens et ingénieurs sont « les yeux des avions de chasse» ; ils produisent des images embarquées dans un environnement sévère », explique Fabienne Bonhoure, directrice des activités de soutien optroniques chez Thales.

De l'«horlogerie fine »

Plus de 12 mois de formation en interne sont indispensables pour maîtriser le mécanisme de cette « horlogerie fine ». « On n’a pas le droit à l’erreur », assure la spécialiste.

Les pièces défectueuses entrent sur le site « comme dans un hôpital ». « Il y a d’abord une phase de diagnostique, puis on met en place le traitement adapté ». Le site a été rénové en moins de 12 mois.  L’ergonomie de la chaîne de réparation a été optimisée grâce à l'implication des techniciens et ingénieurs dans le projet. Résultat : 3 à 6 mois sont nécessaires pour que chaque pièce sorte « comme neuve », contre 6 à 12 mois lorsque les opérations de maintenance étaient menées sur le site d’Élancourt en Région parisienne.

 

Depuis janvier, 70 ingénieurs et techniciens travaillent au sein de cette nouvelle unité. Le groupe Thalès a déjà programmé cinquante recrutements supplémentaires d’ici 2025 et 80 autres pour le secteur avionique, également à Châtellerault. De bonnes nouvelles en rafale !

Il l'a dit

"C’est un moment que je n’oublierai pas, j’ai l’habitude de dire que Châtellerault sait rebondir, et c’est clairement le cas ici"
Jean-Pierre Abelin, président de Grand Châtellerault

 

D'Elancourt à Châtellerault

Parmi les 70 techniciens et ingénieurs employés sur le centre de maintenance de Châtellerault, 10 sont en provenance du site d'Elancourt, en région parisienne. Le guichet unique "Bienvenue Grand Châtellerault" a accompagné 5 d'entre eux, ainsi que leur famille, dans leur installation sur le territoire.